Lara BORCIC

Photo de Lara BORCIC Entraîneur-Adjoint Taille 1m80 Date de naissance 1971-05-29 Nationalité Française

Interview de Lara et Nikola BORCIC

Pourquoi vous êtes-vous installés en France ?
Nous sommes arrivés en France en 2001 à l’invitation de Beauvais et de leur entraîneur Nikola Matijasevic : leur projet ambitieux m’a attiré. Puis après plusieurs saisons en tant que joueur professionnel, Lara et moi avons eu l’occasion de poursuivre nos carrières en tant qu’entraîneurs. L’amour de la France et de son art de vivre était en nous et la décision de rester facile à prendre.

Avant d’être entraîneurs vous étiez joueurs, vos meilleurs souvenirs  nationaux et internationaux.
Après plus de 35 ans de  volleyball comme joueurs ou entraîneurs, il est difficile de choisir un ou deux souvenirs. Nous repensons souvent aux belles victoires en finale de coupe ou de Play Off, mais aussi face aux grosses écuries. Mais  nous n’oublions jamais les douloureuses défaites. Toutes ces émotions, souvenirs de moments heureux ou difficiles,  nous motivent à faire toujours mieux et plus.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de travailler ensemble ?
C’était à une époque où j’étais encore entraîneur-joueur et le club ne réussissait pas à nous associer  un entraîneur adjoint. Plusieurs essais se sont révélés infructueux et Lara, par ailleurs entraîneur d’une équipe féminine, par sa proximité lors des pauses nous soutenait. Bien que souvent indisponible elle s’est imposée auprès des joueurs qui l’ont adoubé en quelque sorte. Lara a accepté de nous rejoindre…mais cette situation originale était apparue presque par hasard, d’où une certaine interrogation sur notre capacité à travailler ensemble. Puis nous avons laissé les préjugés sur le bord de la route et découvert que c’était un fonctionnement parfait pour nous.

Travailler pour les Mariannes, vous fera découvrir un nouveau monde…mais est-ce vraiment un nouveau monde ?
C’est vrai nous n’avons jamais  entraîné d’équipe féminine ensemble : c’est donc une nouvelle expérience pour nous. Mais pour nous ce n’est pas un nouveau monde. Le volleyball reste le volleyball et le haut niveau reste le haut niveau pour les filles comme pour les garçons. Bien sûr le volleyball féminin et l’équipe féminine ont leurs spécificités mais: s’entrainer, bien jouer, progresser, gagner, aller le plus loin possible est commun aux hommes et aux femmes.

D’origine Serbe vous avez été influencés par les méthodes rigoureuses de l’entraînement de l’Est : qu’en avez-vous retenu ?
En évoluant et en apprenant en tant qu’entraîneurs, nous avons découvert d’autres écoles et méthodes de travail qui ont enrichi ce que nous avions appris en Serbie en tant que joueurs. Ce que nous avons gardé c’est la discipline du jeu, la primauté du collectif,  l’esprit d’équipe et la recherche de  la perfection dans les gestes techniques. Il faut travailler plus que les autres : le gagnant est celui qui passe plus de temps dans la salle…

En 3 mots quelles qualités attendez-vous de vos joueuses ?
Engagement, Solidarité, Volonté de gagner.

En 3 mots quelles qualités attendez-vous de votre équipe ?
Esprit d’équipe, Discipline, Combativité.

En 3 mots qualifier vos entrainements.
Intensité, Diversité, Exigence.

Comment le volley-ball a  t’il  évolué avec l’utilisation de la vidéo et des statistiques ?
Les statistiques et la technologie jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans l’optimisation de la performance. Pourtant le joueur  garde une place centrale, essentielle dans la réussite sportive d’une équipe. Les statistiques ne sont qu’un support pour l’entraîneur et les joueurs. C’est un « outil » supplémentaire qui aide l’entraîneur, les assistants, les joueurs à mieux se connaître. C’est un outil qui indique dans quelle direction il est nécessaire d’orienter le travail dans la période suivante et donne en même temps une analyse du travail déjà effectué. Le haut niveau suppose créativité et originalité. Le volley-ball ne s’écrit pas seulement avec des statistiques.

Quels coachs êtes-vous pendant les matchs ?
Nous sommes des participants actifs durant les matchs : nous communiquons, nous conseillons, nous encourageons.

Vous n’aurez pas eu à trop donner votre avis sur une composition d’équipe bien engagée avant votre décision. Quel objectif pour la saison à venir ?
C’est vrai nous n’avons pas pleinement participé à la création de l’équipe mais c’’est notre équipe et nos joueuses et faites-nous confiance nous essaierons toujours d’obtenir les meilleurs résultats possibles.

Réactions de votre entourage quand vous avez annoncé vous tourner vers le volley-ball féminin ?
Les réactions à notre décision de nous tourner vers le volleyball féminin ont été variées et contrastées. Néanmoins la plupart de nos amis pensent que nous avons pris la bonne décision en nous lancer dans ce nouveau projet.

La question indiscrète : comme tout couple vous pouvez avoir des désaccords dans tous les domaines. Quelle gestion de ces désaccords pour qu’ils n’aient pas de conséquences sur la vie de votre équipe ?
Dès le début, nous avons établi la règle selon laquelle les problèmes personnels ou professionnels, s’ils se posent, sont résolus avant et après l’entrainement. Jusqu’à présent, nous avons toujours réussi à respecter cette règle. Il faut dire qu’après 25 ans de vie commune et plus de 10 ans de collaboration, on se connait tellement bien que les désaccords sont devenus très rares.

Quelle question aurais-tu aimé que l’on te pose et qu’aurais-tu répondu ?
Vous ne m’avez pas demandé si je suis contente de retourner au volley féminin ? Alors oui  je suis très contente et heureuse. Après 12 ans de travail en volleyball masculin, ce retour chez les filles en plus du changement  est un défi qui me motive beaucoup.

Si tu disposais d’une baguette magique quel 1er souhait réaliserais-tu ?
Je suis désolée que cette baguette magique n’ait pas existé pendant que je jouais, car je n’aurais pas arrêter de jouer sur blessure.

 Quelle est ta maxime préférée ?
« Je peux accepter l’échec car tout le monde échoue dans quelque chose. Mais je ne peux pas accepter de ne pas essayer.  »